De la légitimité : permis de graffer

graffiti tour 2014
De la légitimité : permis de graffer.

C’est lors d’une visite graffée à Bruxelles que nous avons débattu de la légitimité du street art avec Obêtre, notre guide d’un jour.

Durant une visite guidée organisée par l’ASBL Lézarts urbains à l’occasion du Détour Festival (Bruxelles) en septembre 2014, nous avons eu l’occasion de débattre de la légitimité de l’art urbain en compagnie d’Obêtre

Mais, avant toute chose, que signifie la légitimité?

D’un point de vue sociologique, il s’agit d’un “accord tacite subjectif et consensuel axé selon des critères éthiques et de mérite quant au bien-fondé existentiel d’une action humaine”.

La légitimité est donc différente de la légalité. Un acte légitime n’est pas forcément légal et vice-versa.

graffiti tour 2014
De la légitimité : permis de graffer.

Nous avons pris ce jour-là l’exemple du collectif Farm Prod qui, suite à un appel à projet, a réalisé une fresque à la sortie de la station métro Horta. Sur cette peinture murale, d’autres graffeurs ont apposé leurs signatures et sur des murs voisins on peut voir diverses formes d’expression urbaine (un vinyle peint et collé sur un mur, un papier peint, des graffs). Dès lors, qui est légitime?

graffiti tour 2014
De la légitimité : permis de graffer.

Est-ce celui qui a l’autorisation de la commune et un financement? Celui qui a du se cacher, écrire et dessiner la nuit? Ou est-ce tout le monde?

Cette question de la légitimité nous amène vers un autre débat intéressant : celui du droit à la ville. Pour Obêtre, qui s’affiche notamment en faveur de la légalisation du graffiti, l’espace public se doit de créer un dialogue et non un monologue. C’est à dire que tout le monde devrait avoir le droit tant d’écrire sur les murs que de les repeindre de manière systématique et pas seulement les personnes ayant reçue une autorisation.

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De la légitimité : permis de graffer.

 

Arrive alors le sujet qui fâche : la notion de propriété. Mais ça, c’est une autre histoire…

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